Coch-Coch…. ?!
L’étymologie du mot « cochon » est incertaine. La plupart des termes servant à désigner le porc sont d’origine latine. Mais le mot cochon, quant à lui, ne vient pas du Latin, il pourrait dériver, d’après Valérie Péan dans l’émission Ça ne mange pas de pain, de l’ onomatopée ‘’coch-coch’’ utilisée par les éleveurs.
Max, Kiki et tous les autres ….
Le cochon est un animal proche de l’homme et très populaire .Sa domestication remonte probablement au VII° millénaire après J-C. Il a été domestiqué bien après les ovins et les bovins car incapable de transhumer et donc de suivre des groupes humains nomades. Sa domestication correspond donc à la sédentarisation des hommes et à l’apparition de l’agriculture. Sa facilité d’élevage et de reproduction, l’abondance de sa viande vont rendre son expansion très rapide à travers l’Asie et l’Europe.
De plus, le cochon est très intelligent et facile à éduquer. Rappelez-vous :George Clooney en possédait un, Max , comme animal de compagnie et il avait annoncé sa mort (naturelle ) à tous les médias !!!
Nous ,dans le Quercy blanc, on lui apprend à chercher les truffes !! Kiki un cochon pas comme les autres
A Lire ” elle voit des kikis partout”

C’est au contact de l’homme que sa morphologie évolue considérablement. Passant du statut d’animal sauvage à celui d’animal domestiqué et n’ayant plus besoin de chasser pour survivre, il devient plus petit, ses dents s’écourtent, son groin s’affine et sa peau noire s’éclaircit pour lui donner au fil des siècles la teinte rosée qu’on lui connaît aujourd’hui.
Le cochon prend aussi, au fil du temps, des connotations positives, liées à la prospérité, en raison notamment de la grande fécondité de la truie. L’idée ancienne que la possession d’un cochon garantit de la pauvreté a entraîné la naissance, au XVIIIe siècle en Angleterre, des tirelires en forme de cochon, ou Piggy banks.
Enfin à partir de la fin du XIXe siècle le cochon est représenté comme un porcelet rose, largement humanisé ( bipédie, parole,…) dans la littérature pour jeunesse, les jouets, les manèges, puis au cinéma .Rappelez-vous Porky Pig, l’ami bègue de Daffy Duck, Miss Piggy dans le Muppet Show ou encore Porcinet dans Winnie L’ourson .

Babe: le cochon devenu berger
L’histoire du fermier Hogget qui, un jour, a gagné un petit cochon à la foire.
L’histoire de Babe – le petit cochon- qui va se prendre d’une irrésistible amitié pour les moutons du fermier Hogget. La chienne Ficelle parviendra-t-elle à faire de lui un véritable cochon de berger ? Le fermier Hogget va-t-il vraiment réaliser son invraisemblable projet ?
Un cochon pour la vie
Deux choix s’offrent à vous : passer Noël toute seule, au fond d’une couette, à recharger vos batteries épuisées de boulot infernal, ou bien, accepter l’offre de votre ex, qui vit déso
rmais à Lugano en Suisse, pour dévorer un rosbeef en buvant du fendant, se rappeler les vieux souvenirs en s’envoyant des vannes cyniques et bassement drôles …
Alors, vous choisissez quoi ?
Elisabeth décide de prendre le premier avion depuis Berlin, puis le train à Milan pour répondre présente à cet appel inespéré. Après tout, pourquoi pas ? En chemin, elle décide de faire quelques emplettes et tombe nez-à-nez avec une peluche rose, un cochon à taille humaine, avec des yeux bleus et quatre pattes dodues, qu’elle achète à un prix fou. Qu’importe, ce cochon qu’elle appelle Erika a un pouvoir magique. Il est doux, moelleux et Elisabeth remarque qu’elle n’est pas la seule à y être sensible, « sa présence de velours suffisait à faire régner la gaieté ».
Sauf qu’au fil de son voyage, Elisabeth va revenir sur ses années de vie de couple avec Franz et prendre une décision importante. La suite de l’aventure continue d’être stupéfiante, tendre et cocasse. C’est de la tendresse douce-amère qui transpire de ce texte, que je conseillerai aux adultes, ou à des grands adolescents. Pas moins. Les illustrations dans ce petit livre apportent une touche de sensibilité fort appréciable ! Une lecture veloutée, si c’est possible d’imaginer !
Tout est bon dans le cochon !
On trouve le mot ‘’cochon’’ dans de très nombreuses expressions populaires :
- Donner de la confiture aux cochons qui signifie que l’on fournit quelque chose de précieux à quelqu’un qui ne l’appréciera pas à sa juste valeur.
- Le temps de cochon désigne une météo maussade. Ce terme viendrait du fait, qu’autrefois, la mise au saloir du lard était faite idéalement par temps froid et humide.
- Cochon qui s’en dédit est une expression signifiant le côté ferme dans la conclusion d’un marché.
- Être copains comme cochons. Être très amis. .
Et bien sûr, dans la phrase fameuse Tout est bon dans le cochon,attribuée à l’illustre gastronome français Brillat-Savarin ( 1755-1826)
a écouter” tout est bon dans l’cochon” de Juliette

Ce livre de cuisine nous parles du Cochon et du temps où l’on tuait son cochon et on le transformait de A à Z , avec amour , pour le manger en famille ou avec des invités.
On y trouve toutes les recettes : saucisses , boudins , pâtés … Le tout servi avec de l’humour et de la tendresse pour le seul animal” où rien ne se perd “.
De quoi délaisser les cochonneries pour se délecter de cochonnailles .
- 150 recettes faciles et originales : du boudin au Pot au feu de cochon aux légumes oubliés en passant par les véritables rillettes.
Mais tout est-il si rose pour le cochon ……Pas si sûr ! Mettons les pieds dans le plat !
Quelques propositions de lecture :
‘’le cochon, histoire d’un cousin mal aimé ‘’de Michel Pastoureau 
Les relations entre l’homme et le cochon – tenu pour l’animal le plus vil de la création et entouré de tabous mais en même temps digne d’être sacrifié aux dieux en Égypte et en Grèce – ont toujours été ambivalentes et passionnelles.
Domestiqué vers le VIIe millénaire, le porc est pour l’homme une véritable source de richesse : sa chair est synonyme de ripailles, son sang et ses boyaux finissent en boudins et saucisses, sa graisse en chandelles, son cuir et ses tendons deviennent les cordes d’instruments de musique, ses soies, des brosses et des pinceaux.C’est cette histoire sociale et culturelle du cochon que retrace Michel Pastoureau, des forêts gauloises à l’élevage industriel, en passant par ces temps forts de la vie des campagnes que sont la Tue-cochon et la fête de la Saint-Cochon. Et il nous rappelle que le cochon est l’animal biologiquement le plus proche de l’homme. Notre cousin, tour à tour symbole de goinfrerie et de saleté, de courage et de prospérité…
Des sacrifices antiques au fidèle cochon de saint Antoine, des glandées en forêt aux héros des livres pour enfants, de l’abattage du cochon aux portées mirifiques de la truie, des cuisines romaines aux interdits de la Torah et du Coran, plus de 170 documents pour tout savoir du cochon au fil des siècles.
lire l’intégrale de l’émission « ça ne mange pas de pain ‘’de nov 2009 dédiée au cochon et plus précisément « Tours de cochon. Les heurts et malheurs du porc ». Pdf de l’émission, p. 10.
Ainsi que cet entretien Le Cochon est toujours coupable , site littéraire du Nouvel Observateur.
‘’Une vie de cochon ‘’de J. Porcher
Voici le récit d’une petite fille, Solenn, qui porte un regard implacable sur le travail de sa mère, salariée dans une porcherie industrielle. Souffrance des hommes et des animaux, conditions de vie à la limite du supportable pour les uns comme pour les autres, insémination, castration, sevrage en un temps record… et frustration pour ces hommes et ces femmes qui finissent par se demander s’ils ne sont pas des sauvages.
Un petit livre (une centaine de pages, pour 8 euros) pour s’interroger sur la manière dont nous pratiquons de plus en plus intensément l’élevage industriel sans souci de la qualité de vie des animaux, mais aussi des éleveurs dont les conditions de travail empirent et des consommateurs qui achètent une viande médiocre.
Mais qu’on ne s’y trompe pas ! Il ne s’agit pas là d’un plaidoyer pour le végétarisme. Comme le précise la Der de couverture : Alors, au bout du compte, élever des animaux, manger de la viande, oui, mais pas à n’importe quel prix pour les éleveurs et pour leurs bêtes : « Parce qu’on peut être libres ensemble, ou prisonniers ensemble, c’est à nous de choisir. »
A la fin du livre, un glossaire explique les principaux termes employés dans l’élevage industriel porcin, de caillebotis à verraterie, en passant par caudectomie, cochette ou “Cochons d’or”, un trophée attribué aux éleveurs de porcs qui obtiennent les meilleurs résultats en termes de productivité
‘’Faut-il manger des animaux ‘’de J. Safran Foer

Comment sont traités les animaux avant d’atterrir dans nos assiettes ? Comment sont-ils tués ? Arrivent-ils malades dans nos estomacs ? C’est à une plongée dans un enfer d’autant plus insoutenable qu’il est réel et auquel nous participons tous sans le savoir que nous invite l’écrivain américain Jonathan Safran Foer, 33 ans, connu pour ses romans Tout est illuminé (2002) et Extrêmement fort et incroyablement près (2005).
Son essai tient autant de l’enquête dans des fermes industrielles que de l’autobiographie via son rapport personnel à la nourriture. A la suite de longs mois de découvertes édifiantes pour écrire son livre, Foer est devenu végétarien. En refermant Faut-il manger les animaux ?, petite bombe politique, il se pourrait bien qu’il en soit de même pour nous. Impossible en tout cas de continuer à considérer son steak de la même façon.
TOUS ces LIVRES sont DISPONIBLES à la Médiathèque !
Tags:cochon, cuisine