Vous avez dit Surréaliste ?

12 avr

André Breton le fondateur du surréalisme

e mot « surréalisme » a été choisi en hommage à Apollinaire. Celui-ci venait en effet de mourir (1918) et avait signé peu auparavant avec Les Mamelles de Tirésias un « drame surréaliste ». C’est dans son premier Manifeste que Breton en propose la définition : Surréalisme, n. m. Automatisme psychique pur par lequel on se propose d’exprimer, soit verbalement, soit par écrit, soit de toute autre manière, le fonctionnement réel de la pensée. Dictée de la pensée, en l’absence de tout contrôle exercé par la raison, en dehors de toute préoccupation esthétique ou morale.
En fait, le surréalisme dépasse très largement cette définition de l’écriture automatique, Breton ayant pris grand soin de le distinguer d’une école littéraire. C’est dans la vie que le surréalisme devait trouver son territoire en promouvant un nouveau regard sur les objets et sur les mots, qu’il a débarrassés de leur utilitarisme. Veillant à ne laisser échapper aucune association mentale digne de contribuer à la libération de l’esprit, il a fourni aussi le modèle durable d’une insurrection générale contre tous les mots d’ordre de la société bourgeoise.

Le surréalisme a d’abord entrepris la libération des mots, refusant de les cantonner à l’utilitarisme étroit auquel on les condamne. Par ce biais, il a devancé les recherches des linguistes contemporains, attentifs à distinguer le pouvoir du signifiant de la chose signifiée. Oublieux du sens étroit indiqué par les dictionnaires, les surréalistes ont considéré les mots en soi et examiné leurs réactions les uns sur les autres. « Ce n’est qu’à ce prix, note Breton, qu’on pouvait espérer rendre au langage sa destination pleine, ce qui, pour quelques-uns dont j’étais, devait faire faire un grand pas à la connaissance, exalter d’autant la vie.» (Les Pas perdus).

Happé par le siècle, le surréalisme s’est constamment situé au cœur des événements. Mais sa position ne pouvait se satisfaire de l’appareil des partis, y compris de celui du Parti communiste, dont il a voulu un temps se sentir proche. C’est qu’aux impératifs de la Révolution sociale, les surréalistes ont toujours subordonné l’urgence majeure qui devait être la libération des modes de pensée : «”Transformer le monde” a dit Marx ; “changer la vie” a dit Rimbaud : ces deux mots d’ordre pour nous n’en font qu’un », affirme Breton (Position politique du surréalisme).

Juan Miro, La Grande Ecaillère,Lithographie.BnF, Département des Estampes

Le mouvement surréaliste repose donc sur la volonté de libérer l’homme des morales qui le contraignent et des académismes qui l’empêchent d’agir, c’est-à-dire nuisent à la force créatrice.
Souvent, les écrivains surréalistes se libèrent de la contrainte du sens dans leurs productions littéraires ; c’est ainsi que le groupe surréaliste s’adonnait au jeu du « cadavre exquis », jeu qui consiste à écrire des phrases « au hasard, chaque participant donnant un seul élément de phrase […] sans connaître les autres » . De même, dans la peinture, René Magritte joue souvent sur le décalage entre le titre et le sujet représenté.
l’art est considéré comme un moyen de « changer la vie ». Il est défini par André Breton  dans le Manifeste du surréalisme, publié en 1924.

Parmi les écrivains surréalistes, on peut citer Louis Aragon (1897-1982), Paul Éluard (1895-1952), Philippe Soupault (1897-1991), Robert Desnos (1900-1945), Antonin Artaud (1896-1946) ou encore Georges Bataille (1897-1962). Parmi les peintres, citons Max Ernst, Salvador Dalí, René Magritte et Juan Miró…

Destino film d’animation Dali-Disney

Page du Centre Pompidou consacré au mouvement Surréaliste


Tags:

Poisson d’Avril !

1 avr

Charles IX et le 1er janvier

Charles IX

On fait habituellement remonter la tradition à près de 450 ans, en 1564 exactement. Le 9 août de cette année-là, le roi de France Charles IX, promulgue un édit royal (dit « de Roussillon ») qui fixe le 1er janvier comme premier jour de l’année. Cette mesure vise à unifier les pratiques dans le royaume, où l’année débute tantôt le jour de Noël, tantôt à l’Annonciation (25 mars), tantôt à Pâques, tantôt au 1er avril – autant de dates différentes selon les régions.

La tradition voulait, comme aujourd’hui, que l’on s’offrît pour étrennes des cadeaux pour marquer le passage à la nouvelle année. On peut penser qu’il y eut quelques flottements dans les années qui suivirent la décision royale, ou qu’il y eut des réticences de certains, mécontents du changement. On suppose donc que l’on fit des erreurs (plus ou moins volontaires) à la date des anciens jours de l’An, et qu’il y eut de « fausses étrennes », ou encore des « présents pour rire » pour se moquer des nostalgiques qui souhaitaient rester fidèles aux anciens calendriers. Cela finit par dériver sur des farces, et par se fixer sur une date, le 1er avril.

La figure du poisson

Il y a certainement de nombreuses raisons d’associer le poisson à cette fête. Cela peut-être parce que, dans son mouvement apparent sur la sphère céleste, le Soleil se trouve dans la constellation des Poissons à cette période de l’année.

Sans doute aussi y a-t-il un lien avec le carême, période de pénitence qui englobe le 1er avril, où, aux temps où l’on suivait strictement les commandements religieux, le poisson était la seule nourriture d’origine animale autorisée. On dit également que, lorsque Carême s’achevait, on accrochait aux portes des maisons (ou bien l’on jetait sur le dos de passants !) ce qu’il restait des provisions de poisson – nourriture dont on était très lassé après en avoir consommé pendant 40 jours…

On avance également le fait qu’à partir du 1er avril, la pêche en eau douce étant interdite pour permettre le renouvellement des populations de poissons, car l’on était en pleine période de frai, des plaisantins aient voulu railler les pêcheurs impatients en « empoissonnant » des cours d’eau avec des harengs salés…

 Une coutume ancienne

Des poissons…

Les enfants sont peut-être moins nombreux qu’il y a quelques décennies à consacrer leur soirée du 31 mars au dessin et au découpage d’effigies de poissons… Mais ils restent toutefois les principaux acteurs. Le plus symbolique des méfaits du Premier Avril est bien, en effet, celui que l’on pratique à l’école : rivaliser d’adresse pour accrocher poissons en papier, en carton ou en tissu, dans le dos des copains de classe (à leur insu évidemment) mais aussi – et c’est surtout là qu’est l’exploit ! – sur les vêtements des professeurs.

Carte postale célébrant le 1er Avril 1920

Pour ceux qui ont quitté les bancs de l’école mais qui n’ont pas pour autant perdu leur âme de potache, le 1er avril est réservé aux mystifications – les plus énormes évidemment –, qui doivent être démasquées le plus tard possible… C’est un jeu qu’affectionnent en particulier divers organes de presse, journaux, télévisions ou radios, avec l’annonce de fausses nouvelles ou la fabrication de reportages imaginaires. Historiquement, les « attrapes » étaient réservées aux jeunes apprentis et prenaient l’aspect de rites d’initiation (par exemple, les patrons les envoyaient chercher un pot d’huile de coude chez le droguiste, ou bien tel objet du métier qui n’avait jamais existé…)

…des fous…

Le Premier Avril est surtout une tradition en Occident, du Danemark à l’Italie. Dans l’Europe francophone, en Belgique et en Suisse, poissons et espiègleries sont au menu, comme en France. En Allemagne, le 1er est le « jour des plaisanteries », Aprilscherz, mais il n’y a pas de référence particulière à notre animal symbole, le poisson. Pas plus en Angleterre ou aux États-Unis, pays du « jour des fous » (April fool’s day), où les blagues sont censées se finir à midi.

En Espagne et en Amérique latine, une coutume rappelle celle du Premier Avril, mais elle a lieu le 28 décembre (date, au Moyen Âge, de l’ancienne fête des fous). Dans le calendrier catholique, c’est le jour dédié aux Saints Innocents (día de los Santos Inocentes) – les jeunes enfants de Bethléem tués sur ordre d’Hérode le Grand. Une référence plutôt morbide, qui n’empêche pas toutefois que le 28 décembre soit un jour de canulars, où l’on accroche de petits personnages de papier, à leur insu, dans le dos de ceux dont on souhaite se moquer.

…et des amoureux !

Une curiosité française datant du début du XXe siècle consiste en l’édition de cartes postales dédiées au Premier Avril. En 1900, on envoie des courriers à toutes les occasions… et c’est là une occasion supplémentaire. On se rappelle au bon souvenir d’ami(e), d’amoureux, d’amoureuse, de parents, de grands-parents.

Ces cartes sont, d’un point de vue graphique, tout à fait caractéristiques de l’iconographie de la Belle Époque. Elles célèbrent l’enfance, l’amitié, l’amour (sur l’une d’elles, un couple d’amoureux se regarde tendrement, dans un médaillon en forme de cœur posé sur un poisson !), mais aussi le printemps, la fête « bon enfant », joyeuse et naïve.

Quelques canulars

  1. Le 1er Avril 2009  on pouvait entendre dans toutes les grandes gares SNCF les annonces d’ Homer Simpson.

  2. Le 1er Avril 1999  la très sérieuse BCC annonce sur les ondes britanniques que “God save the queen ” l’hymne national va être remplacé par un hymne européen chanté en allemand.

  3. Le 1er Avril 1998 , la compagnie de fast-food Burger King publie une pleine page de publicité dans le journal “USA Today” pour annoncer le lancement d’un “Whopper qui se tient de la main gauche”. Ce burger (le Whooper est  le sandwich phare de Burger King) a été spécialement conçu pour les 32 millions d’Américains gauchers. D’après la publicité, le burger contient les mêmes ingrédients que d’habitude sauf que ceux-ci ont été tournés de 180 degrés !

    Le lendemain, Burger King publie un communiqué de presse annonçant que c’était un canular. Mais entre-temps, des milliers de clients s’étaient précipités dans les restaurants pour réclamer le nouveau burger pour les gauchers, tandis que d’autres clients se sentaient obligés lors de leur commande de préciser qu’ils voulaient “le sandwich normal pour les droitiers”…

  4. le 1er Avril 2009  le journal télévisé de France 2 présentait un sujet ou les éoliennes , qui feraient ralentir la rotation de la Terre… Conséquence, nos journées pourraient passer de 24 à 25 heures…

    Rendons cependant à César ce qui lui appartient : ce poisson d’avril était en fait un sujet réalisé par les journalistes de France 3 Poitou-Charentes, diffusé le 1er avril dans le 12/13 et remonté pour le 20H de France 2.

  5. Le 1er Avril 1986 Le Parisien annonce qu’un accord a été trouvé pour démanteler la Tour Eiffel.Le symbole de Paris devrait ensuite être reconstruit quelques kilomètre plus loin, à Marne-la-Vallée, dans le futur parc de loisirs Euro-Disney ! Le journal précise que l’espace dégagé par la Tour Eiffel près du Trocadéro permettra d’implanter à cet endroit un stade de 35 000 places pour les Jeux Olympiques de 1992…

  6. Le 1er Avril 1993 le journal de Londres The Independent annonce que des archéologues ont découvert des vestiges du village du héros de bande dessinée Astérix. Il serait situé au Yaudet, près de Lannion en Bretagne, exactement à l’endroit où René Goscinny, le créateur de la BD, l’avait placé dans ses livres. Les responsables du chantier de fouilles, le professeur Cunliffe, de l’Université d’Oxford, et le Dr Galliou, de l’Université de Brest, auraient trouvé des preuves comme quoi le village n’aurait jamais été occupé par les Romains. Dans les vestiges aussi : des pièces ornées de sangliers (le mets favori d’Obélix) et une collection exceptionnelle de menhirs.

  7. Le 1er Avril 1957 Dans son très sérieux magazine d’actualités Panorama, la BBC diffuse un reportage de 3 minutes sur la culture de l’arbre à spaghettis, en Suisse, dans le canton de Tessin. Le journaliste explique que grâce à un hiver très doux et à l’élimination des redoutés “charançons des spaghettis”, les fermiers suisses se réjouissent d’une récolte exceptionnelle. Le commentaire est accompagnée d’images où l’on voit les paysans faire tomber des tonnes de pâtes des arbres.Beaucoup de téléspectateurs se sont faits avoir par ce canular. Certains ont appelé la BBC pour savoir comment ils pouvaient eux aussi faire croître un arbre à spaghettis. Ce à quoi la BBC a répondu avec humour : “Placez une spaghetti dans un bocal de sauce tomate et croisez les doigts !”

Tags:, ,

Média46 met en valeur “Un livre, Un lecteur”

16 mar

Média46 la web TV du Lot

Le sujet s’appelle  “un Livre , un jour “  et présente en image avec les commentaires de Françoise Fresquet et de Liliane Haussy “Un livre , Un lecteur”

Ce moment est l’occasion de parler et d’entendre parler d’un livre , coups de cœur , curiosités , amour du verbe , goût de l’échange , du débat mais toujours ouvert aux autres .

Tous les premiers MERCREDIS du mois  à 18 heures , ouvert à tous dans les locaux de la Médiathèque Intercommunale de Montcuq venez-vous laisser conter un livre ou apporter votre propre jugement .

 

 

 

L’Evolution : conférence par M. Amsterdamsky ce 23 Mars à 18 H.

9 mar

Et si cette image était une idée reçue ?

Qu’appelle-t-on Évolution ?

L’idée d’une transformation des êtres vivants au cours du temps a été exprimée à diverses occasions depuis près de 2500 ans, mais ce n’est qu’au 19e siècle que le concept de descendance avec transformation – l’évolution telle qu’on la conçoit aujourd’hui – a été formalisé et doté d’un mécanisme cohérent par Darwin, apportant une vision nouvelle de la vie et de son histoire. La pensée évolutionniste imprègne désormais tous les domaines de la biologie et, par la dimension historique du processus de l’évolution, elle touche également les sciences de la Terre et de l’univers. Comprendre le monde au travers de l’évolution conduit à voir et penser autrement…

La concordance entre la chronologie de l’histoire de la vie, connue par les fossiles, et la généalogie des êtres vivants, connue par la hiérarchie de leurs caractères partagés, corrobore largement la théorie de l’évolution. Cependant ce tableau n’est complet que s’il montre aussi les mécanismes de l’évolution, les mécanismes qui permettent à l’innovation d’apparaître et de se conserver dans la descendance. C’est essentiellement par l’étude des organismes actuels que l’on peut appréhender ces mécanismes. Variation, sélection, spéciation sont étudiées au travers de la génétique, de la biologie des populations et de l’écologie évolutive. L’étude de la génétique du développement embryonnaire permet également d’entrevoir les mécanismes impliqués dans l’apparition rapide d’innovations majeures.

Dossier présentant les travaux sur l’évolution par le CNRS

Documentaire sur la théorie de l’évolution

Pour débattre et en apprendre plus sur l’évolution ses mécanismes et son impact sur nos vies

VENDREDI 23 MARS à 18 H

A la Médiathèque Intercommunale

ENTRÉE GRATUITE

en partenariat avec

Tags:, ,

C’est du lard ou du cochon ?

17 fév

Coch-Coch…. ?!

L’étymologie du mot « cochon » est incertaine. La plupart des termes servant  à désigner le porc sont d’origine latine. Mais le mot cochon, quant à lui, ne vient pas du Latin, il pourrait dériver, d’après Valérie Péan dans l’émission Ça ne mange pas de pain, de l’ onomatopée ‘’coch-coch’’ utilisée par les éleveurs.

Max, Kiki et tous les autres …. 

Le cochon est un animal proche de l’homme et très populaire .Sa domestication remonte probablement au VII° millénaire après J-C. Il a été domestiqué bien après les ovins et les bovins car incapable de transhumer et donc de suivre des groupes humains nomades. Sa domestication correspond donc à la sédentarisation des hommes et à l’apparition de l’agriculture. Sa facilité d’élevage et de reproduction, l’abondance de sa viande vont rendre son expansion très rapide à travers l’Asie et l’Europe.

De plus, le cochon est très intelligent et  facile à éduquer. Rappelez-vous :George Clooney en possédait un, Max , comme animal de compagnie et il avait annoncé sa mort (naturelle à tous les médias !!!          

Nous ,dans le  Quercy blanc, on lui apprend à chercher les truffes !!     Kiki un cochon pas comme les autres

 A Lire ” elle voit des kikis partout”

C’est  au contact de l’homme que sa morphologie évolue considérablement. Passant du statut d’animal sauvage à celui d’animal domestiqué et n’ayant plus besoin de chasser pour survivre, il devient plus petit, ses dents s’écourtent, son groin s’affine et sa peau noire s’éclaircit pour lui donner au fil des siècles la teinte rosée qu’on lui connaît aujourd’hui.

Le cochon prend aussi, au fil du temps, des connotations positives, liées  à la prospérité, en raison notamment de la grande fécondité de la truie. L’idée ancienne que la possession d’un cochon garantit de la pauvreté a entraîné la naissance, au XVIIIe siècle en Angleterre, des tirelires en forme de cochon, ou Piggy banks.

Enfin  à partir de la fin du XIXe siècle le cochon est représenté comme un porcelet rose, largement humanisé ( bipédie, parole,…) dans la littérature pour jeunesse, les jouets, les manèges, puis au cinéma .Rappelez-vous  Porky Pig, l’ami bègue de Daffy Duck, Miss Piggy dans le Muppet Show ou encore Porcinet  dans Winnie L’ourson .

    Babe: le cochon devenu berger

L’histoire du fermier Hogget qui, un jour, a gagné un petit cochon à la foire.
L’histoire de Babe – le petit cochon- qui va se prendre d’une irrésistible amitié pour les moutons du fermier Hogget. La chienne Ficelle parviendra-t-elle à faire de lui un véritable cochon de berger ? Le fermier Hogget va-t-il vraiment réaliser son invraisemblable projet ?

Un cochon pour la vie

Deux choix s’offrent à vous : passer Noël toute seule, au fond d’une couette, à recharger vos batteries épuisées de boulot infernal, ou bien, accepter l’offre de votre ex, qui vit désormais à Lugano en Suisse, pour dévorer un rosbeef en buvant du fendant, se rappeler les vieux souvenirs en s’envoyant des vannes cyniques et bassement drôles …
Alors, vous choisissez quoi ?

Elisabeth décide de prendre le premier avion depuis Berlin, puis le train à Milan pour répondre présente à cet appel inespéré. Après tout, pourquoi pas ? En chemin, elle décide de faire quelques emplettes et tombe nez-à-nez avec une peluche rose, un cochon à taille humaine, avec des yeux bleus et quatre pattes dodues, qu’elle achète à un prix fou. Qu’importe, ce cochon qu’elle appelle Erika a un pouvoir magique. Il est doux, moelleux et Elisabeth remarque qu’elle n’est pas la seule à y être sensible, « sa présence de velours suffisait à faire régner la gaieté ».
Sauf qu’au fil de son voyage, Elisabeth va revenir sur ses années de vie de couple avec Franz et prendre une décision importante. La suite de l’aventure continue d’être stupéfiante, tendre et cocasse. C’est de la tendresse douce-amère qui transpire de ce texte, que je conseillerai aux adultes, ou à des grands adolescents. Pas moins. Les illustrations dans ce petit livre apportent une touche de sensibilité fort appréciable ! Une lecture veloutée, si c’est possible d’imaginer !

Tout est bon dans le cochon !

On trouve le mot ‘’cochon’’ dans de très nombreuses expressions populaires :

  •  Donner de la confiture aux cochons qui signifie que l’on fournit quelque chose de précieux à quelqu’un qui ne l’appréciera pas à sa juste valeur.
  • Le temps de cochon désigne une météo maussade. Ce terme viendrait du fait, qu’autrefois, la mise au saloir du lard était faite idéalement par temps froid et humide.
  • Cochon qui s’en dédit est une expression signifiant le côté ferme dans la conclusion d’un marché.
  • Être copains comme cochons. Être très amis. .

Et bien sûr, dans la  phrase fameuse Tout est bon dans le cochon,attribuée à l’illustre gastronome français Brillat-Savarin ( 1755-1826)

a écouter” tout est bon dans l’cochon” de Juliette

Ce livre de cuisine nous parles du Cochon et du temps  où l’on tuait son cochon  et on le transformait de A à Z , avec amour , pour le manger en famille ou avec des invités.

On y trouve toutes les recettes  : saucisses , boudins , pâtés …  Le tout servi avec de l’humour et de la tendresse  pour le seul animal” où rien ne se perd “.

De quoi délaisser les cochonneries pour se délecter de cochonnailles .

- 150 recettes faciles et originales : du boudin au Pot au feu de cochon aux légumes oubliés en passant par les véritables rillettes.

Mais tout est-il si rose pour le cochon ……Pas si sûr ! Mettons les pieds dans le plat !

Quelques propositions de lecture :

‘’le cochon, histoire d’un cousin mal aimé ‘’de Michel Pastoureau

Les relations entre l’homme et le cochon – tenu pour l’animal le plus vil de la création et entouré de tabous mais en même temps digne d’être sacrifié aux dieux en Égypte et en Grèce – ont toujours été ambivalentes et passionnelles.
Domestiqué vers le VIIe millénaire, le porc est pour l’homme une véritable source de richesse : sa chair est synonyme de ripailles, son sang et ses boyaux finissent en boudins et saucisses, sa graisse en chandelles, son cuir et ses tendons deviennent les cordes d’instruments de musique, ses soies, des brosses et des pinceaux.C’est cette histoire sociale et culturelle du cochon que retrace Michel Pastoureau, des forêts gauloises à l’élevage industriel, en passant par ces temps forts de la vie des campagnes que sont la Tue-cochon et la fête de la Saint-Cochon. Et il nous rappelle que le cochon est l’animal biologiquement le plus proche de l’homme. Notre cousin, tour à tour symbole de goinfrerie et de saleté, de courage et de prospérité…
Des sacrifices antiques au fidèle cochon de saint Antoine, des glandées en forêt aux héros des livres pour enfants, de l’abattage du cochon aux portées mirifiques de la truie, des cuisines romaines aux interdits de la Torah et du Coran, plus de 170 documents pour tout savoir du cochon au fil des siècles.

 lire l’intégrale de l’émission « ça ne mange pas de pain ‘’de nov 2009  dédiée au cochon et plus précisément « Tours de cochon. Les heurts et malheurs du porc ». Pdf de l’émission, p. 10.

Ainsi que cet  entretien  Le Cochon est toujours coupable  , site littéraire du Nouvel Observateur.

 ‘’Une vie de cochon ‘’de J. Porcher

Voici le récit d’une petite fille, Solenn, qui porte un regard implacable sur le travail de sa mère, salariée dans une porcherie industrielle. Souffrance des hommes et des animaux, conditions de vie à la limite du supportable pour les uns comme pour les autres, insémination, castration, sevrage en un temps record… et frustration pour ces hommes et ces femmes qui finissent par se demander s’ils ne sont pas des sauvages.
Un petit livre (une centaine de pages, pour 8 euros) pour s’interroger sur la manière dont nous pratiquons de plus en plus intensément l’élevage industriel sans souci de la qualité de vie des animaux, mais aussi des éleveurs dont les conditions de travail empirent et des consommateurs qui achètent une viande médiocre.
Mais qu’on ne s’y trompe pas ! Il ne s’agit pas là d’un plaidoyer pour le végétarisme. Comme le précise la Der de couverture : Alors, au bout du compte, élever des animaux, manger de la viande, oui, mais pas à n’importe quel prix pour les éleveurs et pour leurs bêtes : « Parce qu’on peut être libres ensemble, ou prisonniers ensemble, c’est à nous de choisir. »
A la fin du livre, un glossaire explique les principaux termes employés dans l’élevage industriel porcin, de caillebotis à verraterie, en passant par caudectomie, cochette ou “Cochons d’or”, un trophée attribué aux éleveurs de porcs qui obtiennent les meilleurs résultats en termes de productivité

  ‘’Faut-il manger des animaux ‘’de J. Safran Foer

Comment sont traités les animaux avant d’atterrir dans nos assiettes ? Comment sont-ils tués ? Arrivent-ils malades dans nos estomacs ? C’est à une plongée dans un enfer d’autant plus insoutenable qu’il est réel et auquel nous participons tous sans le savoir que nous invite l’écrivain américain Jonathan Safran Foer, 33 ans, connu pour ses romans Tout est illuminé (2002) et Extrêmement fort et incroyablement près (2005).

Son essai tient autant de l’enquête dans des fermes industrielles que de l’autobiographie via son rapport personnel à la nourriture. A la suite de longs mois de découvertes édifiantes pour écrire son livre, Foer est devenu végétarien. En refermant Faut-il manger les animaux ?, petite bombe politique, il se pourrait bien qu’il en soit de même pour nous. Impossible en tout cas de continuer à considérer son steak de la même façon.

TOUS ces LIVRES sont DISPONIBLES  à la Médiathèque !

Tags:,

Bicentenaire CHARLES DICKENS

8 fév

Cette année le Royaume Uni et la France célébreront le bicentenaire de la naissance d’un grand écrivain, Charles Dickens, mort en 1870

SA BIOGRAPHIE ET SON OEUVRE

Charles Dickens est l’un des conteurs et écrivains des plus fameux. Il passa une enfance heureuse à Chatham au sein d’une famille modeste.
Malheureusement, alors qu’il rejoint son père, muté à Londres, il doit arrêter ses études pour des raisons financières. Les difficultés sont telles que la famille se retrouve en grande misère et que son père est emprisonné pour dettes. A tout juste douze ans, Charles Dickens se retrouve employé dans une simple fabrique de cirage.
Cette nostalgie de l’enfance heureuse et pure, cette obsession de la faim et de la pauvreté sont des thématiques et de réels sentiments qui se retrouveront dans son œuvre.

Quelques temps après, Charles Dickens entreprend tout de même trois années d’études et entre ainsi dans un cabinet juridique au service d’un avoué. Friand et passionné de littérature et de lectures en tout genre, il trouve une place en tant que sténographe dans une revue. En 1833, il fait ses débuts d’écrivain dans divers journaux et magazines de contes dans les quartiers populaires de Londres.
Dès 1837, il commence à révéler son talent avec Les Aventures de M. Pickwick . Entre écriture et grands voyages, Charles Dickens est prolifique et inspiré. C’est à cette même époque qu’il se marie avec une certaine Catherine Hogarth. Pratiquement tous les romans de Charles Dickens seront publiés de façons mensuelles ou hebdomadaires.
En pleine gloire, il se sépare de sa femme et devient à ce qu’on dit « le baladin national et international de l’Angleterre » car il fait alors des lectures à travers le monde : en Angleterre, en France et même aux États-Unis. Surmené et très nerveux, Charles Dickens ne se ménage pas et sa santé en pâtit. Le 9 juin 1865, il a un terrible et grave accident de chemin de fer qui le diminue physiquement. Le même jour, cinq ans plus tard, il meurt.

On lui connaît aujourd’hui une grande qualité et quantité d’ouvrages, on citera, entre autres bien sûr : La Maison d’Âpre-vent ; Le Conte de Deux Cités ; Oliver Twist (1837-1839) ; Le Magasin d’Antiquités (1841) ; Le Célèbre Conte de Noël ; Notes Américaines (1842) ; Un Chant de Noël (1843) ;David Copperfield (1849-1850) ; Les Grandes Espérances (1851) etc.
Dickens fut également éditeur de plusieurs revues et Directeur d’une compagnie théâtrale d’amateurs.

DICKENS ET LA CÔTE D’OPALE

Charles Dickens  voyagea souvent en France, et c’est parce qu’il  a régulièrement séjourné à Boulogne sur Mer et notamment à Condette à proximité du Château d’Hardelot  que le Centre Culturel de l’Entente Cordiale-Château d’Hardelot s’est associé à cette commémoration en programmant un cycle d’expositions en 2011 et 2012

Nous devons l’aspect du château actuel, à Sir John Hare, magistrat britannique de Bristol qui construit sur les ruines du château médiéval une “folie anglaise” inspirée par le style néo-tudor, alors en vogue de l’autre côté de la Manche. À cette même période, Charles Dickens fréquente assidument le Boulonnais, la commune de Condette et notamment son château.

À partir de 1986, la commune de Condette devient propriétaire et confie la gestion du lieu au Parc Naturel Régional du Boulonnais. En 2001 le Conseil général du Pas-de-Calais décide de sauver ce lieu patrimonial et conclu avec la commune de Condette un bail emphytéotique de 50 ans pour en faire un lieu culturel.

Le Centre Culturel de l’Entente Cordiale ouvre ses portes au sein du Château d’Hardelot en juin 2009. Il développe une programmation culturelle de grande qualité autour de la culture britannique, à travers toutes les formes d’art (musique, arts plastiques, cinéma, littérature, patrimoine).

 

Charles-Dickens-de-retour-a-Condette
ACTUALITE AU CHATEAU D’HARDELOT
samedi 4 et dimanche 5 février 2012
A quelques jours de l’anniversaire de naissance de Charles Dickens (né le 7 février 1812), un colloque international réunissant universitaires et spécialistes est organisé entre France et Grande-Bretagne, dans quatre villes qui ont marqué l’écrivain : Paris, Londres, Rochester et Condette.
Après Paris, le colloque s’arrête donc au Château d’Hardelot ce samedi 4 et dimanche 5 février avant de partir pour Rochester et Londres. Mardi 7 février, jour de l’anniversaire de Dickens, une cérémonie de commémoration sera célébrée à l’abbaye de Westmister où le plus grand écrivain de l’ère victorienne repose dans le coin des poètes.
Colloque international organisé en partenariat avec les universités de Londres, Sorbonne-Paris, Lille, Madrid, Leicester, Kent et Canterbury dans le cadre des célébrations Dickens 2012.
Pour en savoir plus
Culturel de l’Entente Cordiale, Château d’Hardelot
1, rue de la Source
62360 CONDETTE
Tél. : +33 (0)3 21 21 73 65
Centre culturel de l’Entente-Cordiale

Tags:

Passage du Bibliobus le 9 Février

20 jan

En attendant le passage du Bibliobus, nous avons commencé à retirer des rayonnages les ouvrages à étiquettes  blanches .

Merci donc de votre compréhension .

En raison des intempéries et du risque sur les petites rues du centre le BIBLIOBUS   ne passera pas comme convenu .

 

le Bibliobus  est passé le 16 Février !

Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.